7 octobre 2010 :

« La localisation d’Alexéï Sokolov reste floue : selon diverses sources de
la Direction de l’exécution des peines, Alexéï peut être dans la colonie
de la ville de Minoussinsk (qui se situe à 500 km de Krasnoïarsk), ou
bien dans la colonie #40 (ville de Sosnovoborsk de la région de
Krasnoïarsk). Un troisième lieu a également été indiqué officiellement
à son avocat Roman Katchanov. Il s’agit de la colonie # 36 (bourgade
Startsevo de la région de Krasnoïarsk). Les défenseurs d’ Alexeï Sokolov ne
savent pas où il se trouve aujourd’hui.

Nous rappelons qu’Alexéï Sokolov avait été envoyé dans la région de
Krasnoïarsk (Sibérie Orientale) à l’encontre de la loi qui stipule que
le condamné doit purger sa peine dans la région où habite sa famille
(région de Sverdlovsk, Oural). Ses avocats avaient déjà engagé un
pourvoi en cassation de cette décision arbitraire.

Depuis son transfert, Alexéï Sokolov a été battu par le chef de la
colonie de transit dans la ville de Novossibirsk. En sus, un des
premiers témoins de son « affaire », Konstantin Grigor’ev, qui a
témoigné contre Sokolov, est déjà en liberté depuis le début du mois
d’octobre ! Grigor’ev a donné des aveux aussi bien contre lui-même que
contre Sokolov. Tandis qu’un autre condamné, Alexandre Litvinov, que les
organes de force ont tenté de contraindre, au même titre que les autres
« figurants de cette affaire », à témoigner contre Sokolov, a refusé et
a été trouvé pendu dans sa cellule dans la maison d’arrêt d’Ekaterinbourg.

Références : Roman Katchanov, avocat d’A. Sokolov »

 

26 septembre : Alexeï Sokolov a été battu par le directeur de la maison d’arrêt de Novossibirsk lors de son transfert dans la région de Krasnoïarsk. Placé ensuite en cellule d’isolement,on a exigé de lui qu’il signe une déposition précisant que c’était lui qui avait attaqué le directeur de la maison d’arrêt.

Le 26 août 2010, les défenseurs de Alexéï Sokolov ont découvert qu’il était envoyé en Sibérie (région de Krasnoïarsk). L’administration de la colonie de Bogdanovitch n’a pas su répondre où précisément il avait été transféré. Ses responsables ont simplement précisé que cette décision provenait directement de la Direction principale (fédérale) de l’exécution des peines. Les défenseurs de Sokolov protestent contre cette décision illégale, car le transfert d’un détenu dans une région autre que celle de son domicile ne s’effectue qu’à condition du manque de places dans les colonies de la région en question. Alexeï Sokolov purgeait sa peine dans une colonie pénitentiaire de haute sécurité dans la région de Sverdlovsk. Celle-ci comporte plusieurs lieux de détention de cette nature avec des capacités suffisantes et des détenus y sont régulièrement transférés. Selon les données de défenseurs des droits de l’homme, trente détenus y ont d’ailleurs été transférés récemment. L’avocat d’Alexeï Sokolov suppose que ce transfert a pour but de l’éloigner de sa famille et de ses avocats, et de limiter ainsi les visites. Cet isolement accroît les risques de torture et de mauvais traitements. L’Association chrétienne contre la torture a lancé un appel d’urgence suite à cet incident. Selon Amnesty, il « risque de subir de nouveau des actes de torture ou des formes de mauvais traitement ».

Le 18 août 2010, le collège pour les affaires pénales de la Cour de la région de Sverdlovsk a eu lieu. Lev Ponomarev, président du mouvement « Pour les droits de l’homme » s’y est également rendu. La cour a confirmé la décision de la cour de Bogdanovitch tout en modifiant un des articles. Elle a de fait adouci la sentence, en réduisant la peine à 3 ans de détention dans une colonie pénitentiaire de haute sécurité. Compte tenu de la détention dans le cadre de la mesure de sûreté, la durée de la peine sera 1 an et demi.


 


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